Cartofriches Cerema : accéder aux données cartographiques open data

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Repérer une friche, vérifier ce que l’on sait de son état et imaginer un nouvel usage : Cartofriches rassemble des informations utiles à chaque étape. Mis à disposition par le Cerema, cet outil combine une carte interactive et des données en open data. Il offre un point de départ précieux aux collectivités, aux professionnels et aux porteurs de projets, à condition de garder en tête une règle essentielle : les sites recensés sont potentiellement en friche, et non automatiquement disponibles à la reconversion.

L’article en bref

Cartofriches facilite le repérage de sites susceptibles d’être en friche et donne accès à des données géographiques réutilisables. Voici comment consulter l’outil et interpréter ses informations avec discernement.

  • Repérer les sites : Une carte interactive permet d’explorer les friches recensées sur un territoire.
  • Comprendre les données : Localisation, parcelles et contexte éclairent l’analyse initiale des sites.
  • Connaître les limites : L’inventaire est hétérogène et ne prétend pas être exhaustif.
  • Préparer un projet : La vérification locale reste indispensable avant toute décision d’aménagement.

À retenir : Cartofriches constitue un outil de repérage, pas un diagnostic foncier complet.

Cartofriches du Cerema : à quoi sert cette cartographie des friches ?

Les informations sur les friches existent dans différentes bases nationales et dans des observatoires locaux, mais elles sont parfois dispersées ou rapidement dépassées. Un ancien site industriel peut être réhabilité, tandis qu’un bâtiment vacant peut changer d’usage en quelques années : c’est précisément cette réalité mouvante que Cartofriches aide à rendre plus lisible.

Développé par le Cerema, le dispositif vise à rassembler des données nationales et territoriales pour faciliter le recensement et la caractérisation des sites potentiellement en friche. Il s’inscrit dans les démarches d’aménagement du territoire et d’urbanisme qui cherchent à favoriser la réutilisation de terrains déjà artificialisés, plutôt que de mobiliser systématiquement de nouveaux espaces.

Concrètement, une collectivité qui étudie la revitalisation d’une zone peut utiliser la carte pour repérer des sites à examiner, puis rapprocher ces premiers éléments de ses propres documents et de ses observations de terrain. Cartofriches aide à ouvrir le dossier ; il ne remplace ni les études techniques ni les échanges avec les propriétaires.

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Accéder à la carte interactive et aux données open data

L’application de visualisation est accessible à l’adresse cartofriches.cerema.fr. Elle permet de consulter les sites répertoriés sur une carte et d’explorer les informations disponibles à différentes échelles. Pour une première recherche, le plus simple est de partir d’un territoire précis, puis de vérifier les fiches des sites qui attirent l’attention.

La table de données est également publiée en open data, ce qui permet de télécharger et de réutiliser les informations dans des analyses ou des outils de cartographie. Cette option s’adresse notamment aux collectivités, aux bureaux d’études et aux chercheurs qui souhaitent croiser les données avec d’autres sources géographiques.

La réutilisation des données peut, par exemple, aider une équipe d’urbanisme à dresser une première liste de lieux à étudier pour un projet de renouvellement urbain. Avant de tirer une conclusion, il est toutefois nécessaire de vérifier les dates, les champs renseignés et les sources locales : une carte est un point de départ, pas une visite de site.

La consultation visuelle convient au repérage rapide ; le téléchargement est plus adapté aux analyses détaillées. Le bon mode d’accès dépend donc de la question posée.

Quelles informations contiennent les données cartographiques de Cartofriches ?

La table référence des espaces artificialisés et inoccupés susceptibles de correspondre à la définition d’une friche. Elle rassemble des éléments de localisation — coordonnées, références parcellaires ou polygones géolocalisés — ainsi que des informations de contexte, par exemple sur le propriétaire, la pollution ou les règles d’urbanisme, lorsque ces renseignements sont disponibles.

Ces données géographiques servent à situer un site et à préparer une première analyse. Elles ne signifient pas pour autant qu’un terrain est libre, constructible ou dépollué. Pour un projet immobilier, cette distinction est fondamentale : l’usage autorisé, la maîtrise foncière et l’état environnemental doivent être vérifiés auprès des sources compétentes.

Type d’information Exemples de contenu Utilité pour l’analyse
Localisation Coordonnées, parcelles, géométrie du site Repérer l’emplacement et le périmètre à examiner
Contexte foncier Éléments relatifs au propriétaire, selon les données disponibles Orienter les recherches sur la maîtrise du terrain
Environnement Indications relatives à une pollution éventuelle Identifier les vérifications et études à prévoir
Urbanisme Informations liées aux règles d’urbanisme disponibles Préparer l’étude de compatibilité avec les usages envisagés

Le descriptif des champs aide à comprendre le sens de chaque donnée et ses limites. Avant tout croisement ou publication, mieux vaut consulter cette documentation plutôt que d’interpréter un champ isolément.

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Sources, actualisation et limites de l’inventaire national

Le Cerema combine des sources nationales avec des données produites au plus près du terrain par des acteurs locaux. Les sources nationales ont permis de repérer près de 3 000 sites ; ce chiffre correspond à cette contribution nationale et ne représente pas le nombre total de sites présents dans Cartofriches. Les observatoires et études territoriales complètent l’inventaire, avec des niveaux de couverture variables.

Cette diversité explique pourquoi la carte n’est pas homogène d’un territoire à l’autre. Une zone disposant d’un observatoire actif peut présenter davantage de sites recensés qu’un secteur moins documenté, sans que cela signifie qu’elle compte nécessairement plus de friches. La base constitue donc un inventaire utile, mais elle ne vise pas l’exhaustivité.

Les champs ont été harmonisés pour réunir des informations issues de sources différentes. Cette méthode rend possible une table commune, mais certains éléments peuvent rester absents ou ne pas être comparables partout. Les données sont prévues pour être mises à jour environ une fois par trimestre, afin d’intégrer de nouveaux sites et de tenir compte des réhabilitations signalées.

  • Vérifier le périmètre : confirmer que le site cartographié correspond bien à la parcelle recherchée.
  • Contrôler les informations : consulter les documents locaux et les sources citées pour recouper les données.
  • Examiner la situation actuelle : une friche recensée peut avoir été réhabilitée ou avoir changé de statut.
  • Compléter l’analyse : prévoir des vérifications foncières, réglementaires et environnementales avant tout projet.

Pour comprendre les données nationales et les traitements appliqués, consultez la page consacrée aux sources utilisées. La liste des observatoires locaux contributeurs permet également de repérer les ressources produites sur un territoire donné.

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En pratique, la qualité d’une décision dépend autant de la carte que du travail de vérification mené ensuite sur le terrain et dans les documents d’urbanisme.

Comment réutiliser les données Cartofriches pour un projet ?

Pour une collectivité ou un porteur de projet, l’intérêt de Cartofriches tient à sa capacité à orienter les premières recherches. Imaginons une commune qui souhaite accueillir de nouveaux logements sans étendre son urbanisation : elle peut repérer des sites potentiels, examiner leur localisation, puis confronter ces éléments au plan local d’urbanisme, aux contraintes environnementales et aux besoins du quartier.

Les données peuvent aussi être intégrées à une analyse territoriale, à condition de respecter leur documentation et de signaler leurs limites. Une parcelle qui semble adaptée sur la carte peut, après vérification, relever d’un usage incompatible, présenter une pollution à traiter ou ne pas être mobilisable à court terme.

Pour avancer sans brûler les étapes, la démarche peut suivre un ordre simple :

  1. Définir le besoin : recherche foncière, diagnostic territorial ou étude de reconversion.
  2. Repérer les sites et consulter les informations disponibles dans l’application.
  3. Télécharger la table si une analyse ou un croisement de données est nécessaire.
  4. Recouper les résultats avec les documents locaux et les acteurs concernés.
  5. Faire réaliser les diagnostics adaptés avant de retenir un scénario d’aménagement.

Cette approche transforme les données cartographiques en outil de travail concret, tout en évitant de confondre potentiel de réutilisation et disponibilité immédiate.

Questions fréquentes sur Cartofriches et les données du Cerema

Où consulter Cartofriches ?

L’application de visualisation est accessible sur cartofriches.cerema.fr. Elle permet de repérer les sites potentiellement en friche et de consulter les informations associées.

Les sites affichés sont-ils tous disponibles pour un projet ?

Non. Le référencement signale des sites potentiellement en friche ; il ne confirme ni leur disponibilité foncière, ni leur constructibilité, ni leur état environnemental. Des vérifications complémentaires sont indispensables.

Peut-on télécharger et réutiliser les données Cartofriches ?

Oui. La table est diffusée en open data. Il faut consulter la documentation des champs et tenir compte des limites liées aux sources, à leur couverture et à leur actualisation.

L’inventaire couvre-t-il toutes les friches en France ?

Non. Cartofriches rassemble des données nationales et locales, mais la couverture varie selon les territoires. La base facilite le repérage sans constituer un inventaire exhaustif.

À quelle fréquence les données sont-elles mises à jour ?

Des mises à jour sont prévues environ une fois par trimestre pour ajouter des sites et prendre en compte les évolutions signalées, notamment les réhabilitations.

Auteur/autrice

  • Marc Delorme

    Je m’appelle Marc Delorme, rédacteur spécialisé en immobilier et habitat depuis près de dix ans.

    Après avoir accompagné des acheteurs et propriétaires sur le terrain, je mets aujourd’hui ma plume au service de la clarté : expliquer simplement ce qui semble compliqué, pour que chacun puisse faire les bons choix immobiliers — en confiance.

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